L’heure de dépoussiérer nos talents

L’heure de dépoussiérer nos talents
Au rdv du développement, seuls nos talents feront la différence Pajafrik

Nous sommes talentueux à bien d’égards, chacun dans une sphère bien précise de compétence. Mais malheureusement nous baignons dans une ignorance due au voile de la promiscuité dont il est temps de se débarrasser.

Nous sommes nombreux à être allés à l’école conventionnelle pour acquérir une formation, à avoir écrit des lignes et des lignes de cours et de formules dans le seul but d’obtenir un diplôme, le sésame de notre réussite.  Nous sommes également nombreux, pour certains à avoir exulté à la remise du fameux diplôme, et pour d’autres à avoir pleuré sur notre échec.

Nous avons, pour beaucoup d’entre nous, arpenté les rues de nos grandes villes, le fameux sésame sous les bras à la recherche d’un premier emploi. Nous avons fait les files d’attente devant des bureaux dans l’espoir de pouvoir dire « Présent ! » à l’appel de notre nom. Nous avons également rédigé des lignes et des lignes de « J’ai l’honneur » dans le but de prouver l’utilité de notre sésame.

Certains ont réussi à se faire employer, soit dans l’administration publique, soit dans le privé. D’autres par contre, après maintes recherches infructueuses, sont restés sur le carreau, le fameux sésame finalement rangé dans les placards, et squattant toujours la maison de papa. Ceux-là se sont laissés aller à de petits boulots çà et là dans le but de joindre les deux bouts, diplôme ou pas, en attendant peut-être…

Le syndrome de l’Etat providence

Nous avons eu la fâcheuse habitude de fonctionner comme dans un système d’Etat providence; système dans lequel l’Etat, maître de notre destin, nous formate pour un bût précis : le servir. Ce système qui a prévalu dans la décennie après les indépendances, a fait de nous des attentistes, toujours en quête d’assistance.

Nous avons donc appris à négliger nos talents, et même à les oublier car une entité se chargeait d’assurer notre avenir. Et la poussière a tôt fait de les couvrir.

Aujourd’hui, l’administration tant publique que privée a du mal à englober le flux de diplômés que nous formons. Et cette réalité est dure à avaler. Il est alors temps de réveiller le génie en nous, ce que nous aurions dû faire depuis longtemps déjà.

Dépoussiérons nos talents

Regardons chacun à l’intérieur de nous-mêmes. Ôtons la poussière qui recouvre le génie tapis en nous et réveillons-le. Faisons retentir nos cordes de créateurs. Allions nos compétences intrinsèques à tout ce que nous avons appris à l’école. Couchons nos idées sur du papier. Inventons, donnons vie à nos idées, faisons fleurir la verdure du génie créateur africain. Voici le défi qui se dresse devant nous aujourd’hui.

Avons-nous une âme d’inventeur, de créateur, d’innovateur, d’écrivain, de chercheur, de poète, de guérisseur, de griot, de dirigeant, de formateur, de conseiller, de cinéaste, d’historien ? Il est temps d’en sortir la substance et d’en faire bénéficier l’Afrique.

Nous sommes tous importants à notre chère continent. Ce que nous avons comme talent est une richesse dont d’autres attendent de bénéficier. Faisons fi des contingences de la vie quotidienne et partageons ce que nous cachons au plus profond de nous-mêmes. Nous y gagnerons tous!

Rédaction Pajafrik

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