Tisser l’Afrique de demain

Tisser l’Afrique de demain
Tisser l'Afrique de demain à l'aide de ses propres fils. Pajafrik

Des fils et du tisserand, de quel coté nous situons-nous dans le processus de tissage de l’Afrique de demain?

A qui revient la tâche de tisser l’Afrique de demain, celle que nous voulons développée ? Il est sûr qu’à cette question, beaucoup d’entre nous répondrons sans ambages : « A nous-mêmes bien sûr ! ». Mais, quel est ce « Nous » ?

Pour notre part, nous allons essayer d’apporter une réponse à cette préoccupation en soulevant la problématique du « Nous » en question. En effet, sommes-nous les fils alignés sur le métier à tisser, ou alors le tisserand qui manipule ces fils et leur donne la direction de son choix ?

Le métier à tisser

En observant un métier à tisser, il est fascinant de voir le nombre de fils alignés les uns contre les autres, ayant chacun une particularité et une singularité indispensables à l’œuvre finale. Et au fur et à mesure que la toile se forme, les fils disparaissent dans leurs individualités et ne forment plus qu’un bloc compact ouvert à appréciation. A la fin, on louera la splendeur du tissu et on parlera moins des fils.

Tisser l’Afrique c’est réaliser une toile africaine splendide et solide capable de rivaliser avec les autres toiles de son époque. Alors à cet exercice, où se situe l’africain que nous sommes ? Où plaçons-nous le « Nous » ? Sommes-nous les fils à tisser ou le tisserand ?

Nous formons tous une multitude de talents, de connaissances et d’esprits de création. Chacun regorge d’une particularité. Chacun couve en son sein une unicité créatrice. Nous sommes comme des fils sur un métier à tisser.

Notre entremêlement fait naître une toile. Mais quel type de toile ? Car il ne suffit pas d’avoir de beaux fils, mais encore faut-il un bon tisserand. En effet, pour produire une belle toile splendide et solide, il nous faut une conscience commune orientée vers cet idéal. Et cette conscience commune, c’est elle, le tisserand qui détient notre destinée, qui définit notre avancée. Dès lors, il est à se demander quelle est cette conscience commune qui nous définit, nous africains.

La nature de notre conscience commune

Tout peuple soucieux de son développement se dote d’une conscience commune qui joue le rôle de tisserand de son idéal. Quelle est la nôtre ? Qu’est-ce qui dirige tous ces talents dont nous sommes pourvus ? Car au vu des disparités conceptuelles dont font preuve nos compatriotes, il y a fort à craindre que nous n’ayons à faire à plusieurs tisserands. En effet, quand on regarde de près, on se rend bien compte qu’il y a des fils qui rament à contre-courant. Ils sont certes bien beaux et luisants, mais semblent ne pas tisser la même toile que leurs paires. Quel est donc notre conscience commune ?

Nous avons besoin d’une conscience commune agissant dans notre intérêt, afin d’éviter que certains de nos frères tissent la toile de l’occident, ou alors mettent en berne leurs talents dans un attentisme inconcevable.

Enfin de compte, notons que nous avons en main le destin de notre chère Afrique. Etant chacun doté de talents divers, il nous revient donc d’adopter une conscience commune orientée vers un idéal commun, celui d’une Afrique rayonnante.

Rédaction Pajafrik

1 comment

Autres Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. (*) champs obligatoires.

1 Commentaire

  • Ben
    4 octobre 2019, 10 h 21 min

    Beau texte. Je crois qu’il est vrai que seules nos aptitudes ne suffisent pas. Il nous faut une direction dans notre contribution au rayonnement de l’Afrique.

    RÉPONDRE

Derniers articles

les plus commentés

Vidéos

Share This
Open chat
Contacter la rédaction via WhatsApp